Chirurgie maxillo–faciale et Stomatologie Hôpital Saint-Louis

Lipofilling

Le lipofilling consiste à combler des zones sous-cutanées par de la graisse (par les adipocytes qui sont les cellules qui constituent le tissu adipeux) prélevée sur le patient. Il s'agit d'une autogreffe adipeuse.
Dans certains cas, en plus de combler la zone déprimée, l'autogreffe adipeuse peut permettre d'améliorer l'état cutané en récréant un sous-sol nourricier de meilleure qualité.

Le geste est le plus souvent réalisé sous anesthésie générale.

Principes de réalisation

L'intervention se déroule en 3 temps :

Prélèvement graisseux

Il est réalisé à l'aide de petites canules qui permettent d'aspirer le tissu graisseux (= les adipocytes, qui en sont les constituants). Les sites de prélèvements habituels sont l'abdomen et la face interne des cuisses. D'autres zones peuvent également être prélevées

Pour un prélèvement abdominal, de petites incisions sont faites dans le nombril et permettent d'introduire la canule.
La greffe est aspirée et recueillie dans des seringues.

La préparation

Elle consiste en une centrifugation du produit recueilli. Elle permet d'isoler les adipocytes des autres composants qui sont prélevés initialement.

Réinjection de la graisse

Elle se fait au moyen de très fines canules qui permettent de délivrer précisément le greffon adipeux. Les incisions nécessaires sont petites (quelques millimètres) et placées dans des zones qui les rendent extrêmement discrètes (plis, cuir chevelu, etc...)

Les indications

Elles sont larges.

Résultats

Comme toute greffe, il faut du temps pour le tissu graisseux "prenne". De plus, le taux de prise est variable et imprévisible. Il dépend de plusieurs facteurs dont l'état de la zone receveuse.

Le résultat ne peut être évalué avec fiabilité qu'après plusieurs semaines, voire 3 mois.

Plusieurs interventions peuvent être nécessaires pour obtenir le résultat souhaité. Une légère surcorrection est souvent réalisée volontairement lors du geste initial afin de pallier la fonte graisseuse. Cependant, cette surcorrection peut persister si la prise de greffe est quasi-totale et nécessiter une nouvelle intervention.