Chirurgie maxillo–faciale et Stomatologie Hôpital Saint-Louis

Implants dentaires

La chirurgie implantaire recouvre les différents aspects de la prise en charge d'un patient désirant effectuer la pose d'implant(s). Elle comprend bien évidemment la pose des implants mais également les gestes complémentaires et préalables qui peuvent s'y rattacher : avant de poser un ou des implants, il est nécessaire d'évaluer les conditions locales, c'est-à-dire la quantité osseuse disponible et la qualité de la muqueuse (gencive). Ce sont sur ces deux composantes qu'il peut être nécessaire d'intervenir avant afin d'obtenir une situation favorable à la pose du ou des implants.

L'implant dentaire

Il s'agit d'un élément en titane vissé dans l'os qui servira de support à une couronne ou un appareil dentaire. C'est un matériel inerte qui n'entraîne pas de rejet. Il remplace la racine de la dent naturelle. C'est sur lui que la couronne ou l'appareil reposera.
C'est un moyen de réhabilitation prothétique dentaire au même titre qu'un bridge ou qu'un appareil amovible.

La pose d'implant s'intègre donc dans un plan de traitement élaboré en collaboration avec le stomatologiste ou le chirurgien dentiste traitant. La mise en place d'un implant est un acte chirurgical. Il convient donc de respecter les règles médicales. En conséquence, certaines pathologies contre-indiquent son utilisation.

Principe de l'implant dentaire
Schéma d'une dent complète Schéma d'une couronne sur implant
Dent naturelle Dent sur implant

 

L'implant possède plusieurs avantages :

Mais il souffre aussi d'inconvénients :

Si le nombre d'implants n'est pas limité en théorie, il faut cependant que les conditions locales de pose soient respectées (Cf. infra). [ L'implant]

L'os et les dents

Il est nécessaire de disposer d'une quantité osseuse suffisante pour poser un implant. L'évaluation se fait par la réalisation d'un bilan radiologique : panoramique +/- scanner. En cas d'insuffisance d'os, une greffe peut être indiquée. L'os qui doit recevoir l'implant doit être sain et ne doit pas présenter de pathologie sous-jacente, en particulier infectieuse liée à une dent. Il peut donc être nécessaire d'effectuer des soins préalables (soins conservateurs ou avulsions si nécessaire) avant d'envisager la pose du/des implants. [Os et dents]

Comment ?

La pose est habituellement réalisée sous anesthésie locale. L'os receveur doit ensuite cicatriser autour de l'implant (délai 3-6 mois). L'implant est secondairement "désenfoui". Cela consiste en une deuxième intervention sous anesthésie locale qui met en place un élément sur l'implant au travers de la gencive qui permettra au Stomatologiste ou Chirurgien Dentiste de réaliser la prothèse sur implant. [Comment ?]

La prothèse sur implant(s)

Elle peut être de plusieurs types :

[Prothèses]

La greffe osseuse

Le procédé consiste à prélever un fragment d'os pour le greffer à l'endroit où il fait défaut. Le prélèvement peut se faire sur différents sites en fonction de la quantité osseuse nécessaire. L'intervention est réalisée sous anesthésie générale le plus souvent, ou sous anesthésie locale si le geste est limité. [Les greffes]

Chronologie et durée du processus

De 4 à 12 mois environ. [Chronologie]

Fiche d'information

Les points essentiels à respecter avant et après la pose et le désenfouissement. Voir les fiches d'information

Tout au long du processus

L'infection est le principal risque à éviter. Outre les antibiotiques prescrits au décours de la pose implantaire, le respect scrupuleux des règles d'hygiène habituelles est indispensable.

L'intoxication tabagique est un facteur important d'échec, la cigarette entraînant un retard de cicatrisation au niveau muqueux et donc un risque de contamination plus élevé du matériel mis en place.

Une surveillance clinique et radiologique annuelle est nécessaire afin de suivre l'évolution du ou des implants posés.

Remarque importante

Pour l'Assurance Maladie, la réalisation d'implants dentaires entre dans le même cadre que la chirurgie esthétique. Il n'y a donc pas de prise en charge financière par la Sécurité sociale ni d'arrêt maladie consécutif à l'intervention. De même, l'ensemble des examens complémentaires (radiologie, bilans biologiques.) qui pourrait être nécessaire restera à votre entière charge.

Certaines mutuelles peuvent prendre en charge une partie des frais. Si vous en avez une, contactez-la afin de préciser le taux de remboursement.