Chirurgie maxillo–faciale et Stomatologie Hôpital Saint-Louis

Les glandes submandibulaires

Les glandes submandibulaires (anciennement appelées 'sous-maxillaires') sont situées sous le plancher buccal, en dedans de la portion horizontale de la mandibule.

Elles partagent avec les glandes parotides les mêmes types de pathologie avec cependant une fréquence plus élevée d'infections.

Topographie
Régions parotidienne et submandibulaire Submandibulaire (flèche) Submandibulaire (flèche) en vue postéro-inférieure
Régions parotidienne et submandibulaire droites Glande submandibulaire (flèche) Submandibulaire (flèche) en vue postéro-inférieure

Les infections = submandibulites

Elles sont en général bactériennes. Elles se manifestent par une augmentation de volume de la région avec une peau qui devient rouge. La douleur est souvent assez intense et la fièvre >38°C. L’examen endo-buccal permet parfois de retrouver une goutte de salive purulente à la sortie du canal de Wharton. Le traitement repose sur les antibiotiques associés à des boissons abondantes et des massages pour 'laver' et drainer la glande.
Dans certains cas, la répétition d'épisodes infectieux sévères peut indiquer l'exérèse de la glande sous anesthésie générale, toujours réalisée à distance de la phase aiguë de l'infection (en général au moins 2 mois).

Les tumeurs

Rappel important

Une tumeur est une masse de tissu anormal mais qui n'est pas forcément maligne (cancéreuse). C'est pour cela que l'on utilise les dénominations de tumeur bénigne ou de tumeur maligne. La glande submandibulaire peut être atteinte par les mêmes tumeurs que les glandes parotides avec cependant un pourcentage plus élevé d'atteinte par des tumeurs malignes. Pour plus de précisions, reportez-vous au chapitre : la glande parotide

Manifestations cliniques

Elles consistent en une tuméfaction de taille progressivement croissante dans la région concernée. Cette augmentation de volume n'a pas de rapport avec les repas. Elle se fait suivant un rythme variable, souvent en plusieurs mois, mais qui est fonction de la nature de la tumeur.

Bilan

Il est réalisé par des examens, qui peuvent se compléter si nécessaire :

Le traitement

Il est chirurgical. Il consiste au minimum en l'exérèse de la glande. En cas de tumeur maligne, un geste complémentaire peut être réalisé (Cf. curage ganglionnaire) ainsi qu'une chirurgie élargie enlevant, en plus de la glande proprement dite, des structures de la région avec des conséquences plus importantes.

Les lithiases (calculs)

Les calculs des glandes salivaires sont des pathologies fréquentes. Il n'y a pas de rapport avec les calculs situés au niveau des voies urinaires ou de la vésicule biliaire. Ce sont de petits cailloux de taille variable se développant dans les canaux par précipitation de certains composants salivaires. Ils agissent comme des bouchons sur les voies excrétrices salivaires entraînant une rétention de salive en amont et donc une augmentation de volume de la glande ne pouvant plus se drainer normalement.

Plus la lithiase est située en aval (proche de la fin du canal) sur les voies excrétrices, plus importante sera la manifestation due à la rétention salivaire. Le cas habituel correspond à l'enclavement d'un calcul dans le canal excréteur terminal de la glande se traduisant donc par une augmentation de volume global de la glande.

Manifestations cliniques

Ces épisodes surviennent au moment des repas, période à laquelle la sécrétion salivaire devient maximale.
Il se produit un gonflement de la zone située sous la mandibule. Ce gonflement s'installe rapidement. Il est gênant mais rarement très douloureux. Il correspond à la stagnation de la salive fabriquée dans la glande qui ne peut s'écouler dans la bouche à cause du calcul qui bouche le canal. En général la tuméfaction cède progressivement en quelques dizaines de minutes après la survenue initiale. Ce type d'épisode peut se reproduire fréquemment. Le traitement est chirurgical suivant différentes modalités.

Bilan

Il peut être réalisé par différents examens d'imagerie, qui peuvent se compléter si nécessaire :

Le traitement

Il est fonction de la localisation et de la taille du calcul. Il peut consister en une ablation du calcul sous anesthésie locale, sous anesthésie générale ou en l'exérèse complète de la glande (Cf. Chirurgie)